Le groupe Lufthansa a approuvé une nouvelle commande de 20 appareils long‑courriers auprès d'Airbus et Boeing pour un prix catalogue combiné de 7,7 milliards de dollars, faisant avancer l'un des programmes de modernisation de flotte et de durabilité les plus ambitieux d'Europe pour ses compagnies allemandes et suisses.
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Le groupe Lufthansa a approuvé la commande de 20 avions auprès d'Airbus et Boeing, d'une valeur de 7,7 milliards de dollars, resserrant ses objectifs de durabilité et modernisant ses flottes long‑courrier en Allemagne et en Suisse.
Détails de la commande de long‑courriers de 7,7 milliards de dollars
Selon des informations publiques de l'entreprise, le conseil de surveillance du groupe Lufthansa a validé l'achat de dix Airbus A350-900 et de dix Boeing 787-9 Dreamliners. Ces bi‑réacteurs long‑courriers sont destinés au réseau long‑courrier du groupe, qui comprend les opérations sous la marque Lufthansa en Allemagne et Swiss International Air Lines en Suisse.
La commande est valorisée à environ 7,7 milliards de dollars au prix catalogue actuel, bien que les observateurs du secteur notent que les grands groupes aériens négocient généralement des remises importantes. Les créneaux de livraison seront répartis sur plusieurs années, reflétant un contexte dans lequel Airbus et Boeing ont des carnets de commandes pleins et des délais de production longs pour les nouveaux gros-porteurs.
Les publications indiquent que les appareils supplémentaires seront intégrés aux flottes long‑courrier existantes plutôt que de représenter une expansion massive. Pour le groupe Lufthansa, la priorité reste le remplacement des avions plus anciens et moins efficaces afin d'améliorer la consommation de carburant, l'économie d'exploitation et l'expérience passager sur les liaisons intercontinentales.
L'accord renforce également la stratégie de longue date du groupe consistant à maintenir un portefeuille mixte Airbus et Boeing pour les gros-porteurs. Cette approche offre aux planificateurs plus de flexibilité pour adapter l'appareil à des lignes spécifiques et peut améliorer le pouvoir de négociation lors de commandes futures et d'accords de soutien.
Les objectifs de durabilité motivent le renouvellement des flottes en Allemagne et en Suisse
Le groupe Lufthansa présente depuis longtemps son pipeline de commandes pluriannuelles comme un pilier central de sa stratégie climatique. Les fiches publiques sur la durabilité montrent que le groupe vise d'importantes réductions des émissions spécifiques de CO2 en déployant des avions long‑courriers de dernière génération, notamment les familles A350 et 787, qui consomment nettement moins de carburant par siège que les quadrimoteurs qu'ils remplacent.
Les nouveaux A350-900 affectés à la marque Lufthansa en Allemagne devraient accélérer la mise hors service des derniers Airbus A340 et des anciennes variantes du Boeing 747 sur certaines liaisons. La structure en composite de l'appareil, ses moteurs Rolls‑Royce de pointe et sa conception aérodynamique contribuent à une moindre consommation de carburant et à une empreinte sonore réduite dans des hubs majeurs tels que Francfort et Munich.
Pour la Suisse, la commande soutient une orientation similaire chez Swiss International Air Lines, qui a déjà intégré des A330 et des 777 optimisés pour le long‑courrier. L'approche d'achat partagée au sein du groupe Lufthansa permet à la compagnie suisse de bénéficier du pouvoir d'achat du groupe tout en adaptant le déploiement des appareils aux exigences spécifiques de Zurich et Genève.
Les informations publiques issues des récents rapports sur la durabilité soulignent que le renouvellement de la flotte est le principal levier du groupe pour réduire les émissions à moyen terme. Si les carburants d'aviation durables et les gains d'efficacité opérationnelle jouent un rôle croissant, le passage des quadrimoteurs plus anciens aux bi‑réacteurs de nouvelle génération offre les réductions les plus immédiates et mesurables de la consommation de carburant par passager‑kilomètre.
Remplacer les avions plus anciens et simplifier la flotte long‑courrier
Les A350-900 et 787-9 nouvellement commandés s'inscrivent dans un renouvellement plus large du long‑courrier qui se déroule depuis plusieurs années. Des commandes antérieures pour des A350, des 787 et des Boeing 777-9 ont déjà tracé la direction de la future flotte de gros-porteurs du groupe, qui devrait reposer principalement sur un nombre limité de types économes en carburant.
Les analyses du secteur suggèrent que ce lot de 20 appareils remplacera principalement des Airbus A340 vieillissants et, avec le temps, certains Boeing 747-400 encore en service dans la partie allemande du réseau. Ces appareils, bien qu'iconiques, consomment davantage de carburant et font l'objet d'un examen environnemental croissant sur des aéroports sensibles au bruit en Allemagne et en Suisse.
La simplification de la flotte long‑courrier a également des implications financières. Moins de types d'appareils peuvent réduire les coûts de formation, de maintenance et de pièces détachées au sein du groupe. Alors que le groupe Lufthansa continue de naviguer dans un contexte de prix du carburant volatils et de pression concurrentielle sur les lignes transatlantiques et asiatiques, des coûts unitaires plus faibles offrent un tampon qui peut aider à soutenir l'investissement dans les améliorations produits et les services numériques.
Bien que les affectations exactes des 20 nouveaux avions n'aient pas été publiées, la combinaison de capacités A350-900 et 787-9 convient bien au mélange du groupe entre liaisons principales à forte densité et marchés long‑courriers plus fins. Cette flexibilité permettra aux planificateurs de déployer l'appareil le plus efficace aussi bien sur les grandes paires de villes intercontinentales que sur des destinations secondaires importantes pour les voyages d'affaires et de loisirs.
Concilier croissance, flexibilité du réseau et expérience passager
La nouvelle commande intervient alors que le groupe Lufthansa se positionne pour une poursuite de la croissance de la demande sur les services long‑courriers reliant l'Europe à l'Amérique du Nord, à l'Asie, à l'Afrique et au Moyen‑Orient. L'Allemagne et la Suisse servent de points de correspondance clés dans ce réseau, et les gros‑porteurs modernes sont au cœur du maintien d'horaires compétitifs et de la connectivité.
Tant l'Airbus A350-900 que le Boeing 787-9 offrent des environnements cabine pouvant être configurés avec des produits affaires, premium économie et économie mis à jour, déjà en cours de développement au sein des marques du groupe. Les voyageurs peuvent s'attendre à une humidité cabine plus élevée, à des niveaux sonores plus faibles et à un éclairage plus personnalisable comparé aux avions plus anciens, en accord avec les efforts du groupe pour améliorer le confort sur les vols de plus de huit heures.
Du point de vue du réseau, ces avions long‑courriers ouvrent des possibilités d'ajouter ou de restaurer des liaisons sans escale depuis les hubs allemands et suisses vers des destinations qui ne peuvent pas accueillir des gros‑porteurs plus grands quotidiennement. En combinaison avec le travail en cours sur les modernisations de cabine, la commande souligne l'intention du groupe de rivaliser non seulement sur les prix mais aussi sur l'expérience à bord.
Les analystes notent que le calendrier de l'achat reflète une poussée plus large de l'industrie pour sécuriser des créneaux de production rares de gros‑porteurs jusque dans la prochaine décennie. En verrouillant dès maintenant des livraisons supplémentaires d'A350-900 et de 787-9, le groupe Lufthansa renforce sa capacité à planifier le développement futur des lignes depuis ses principales bases allemandes et suisses tout en restant aligné sur des attentes environnementales de plus en plus strictes en Europe.
Ce que la commande signifie pour l'aviation européenne
Cette investissement de 7,7 milliards de dollars souligne comment les grands groupes aériens européens utilisent de grosses commandes d'appareils pour afficher leur confiance dans la demande long‑courrier et répondre à la pression politique sur les émissions de l'aviation. À mesure que l'Allemagne et la Suisse déploient des cadres climatiques qui affectent de plus en plus l'aviation, les transporteurs qui y sont basés font face à un examen approfondi de leurs flottes et de leur efficacité énergétique.
La décision du groupe Lufthansa de renforcer son engagement envers les plateformes A350 et 787 confirme la tendance vers les bi‑réacteurs gros‑porteurs comme colonne vertébrale du transport intercontinental en Europe. Ces familles d'appareils sont également des choix populaires pour les concurrents, ce qui pourrait contribuer à uniformiser les attentes des voyageurs en matière de design cabine, de connectivité en vol et de niveaux sonores.
Pour les constructeurs, la nouvelle commande met en lumière la valeur stratégique de maintenir de solides relations avec de grands groupes aériens capables d'engager des commandes répétées de plusieurs milliards de dollars. Airbus sécurise des commandes supplémentaires d'A350 qui soutiendront ses sites de production en Europe, tandis que Boeing obtient d'autres commandes de 787-9 à un moment où l'entreprise cherche à stabiliser sa gamme long‑courrier.
À mesure que de nouvelles réglementations en faveur de la durabilité et que les attentes des consommateurs évoluent, la commande du groupe Lufthansa suggère que l'avantage concurrentiel sur les marchés long‑courriers européens sera de plus en plus défini par des flottes modernes et efficaces. L'Allemagne et la Suisse, par l'intermédiaire de leurs compagnies nationales, se positionnent au centre de ce changement, utilisant des investissements massifs dans les avions comme mesure visible des progrès vers un transport aérien intercontinental plus propre, plus silencieux et plus efficace.